Ñóááîòà åñòü ñóááîòàÑóááîòà åñòü ñóááîòà

On se dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres. Mais cette fois-ci c’est à moi que la fortune a souri: je suis devenue lauréate du Concours Européen de l’Alliance Française! Mon cœur battait la chamade quand on m’a annoncé la bonne nouvelle. Dix jours à Paris en plein été avec les jeunes des pays européens! Qui aurait pu prédire une chance pareille!

Mon voyage a commencé le 7 juillet: sous la pluie battante je suis arrivée dans le FIAP Jean-Monet – une sorte d’hôtel international dans le 14 arrondissement de Paris, non loin de ses fameuses catacombes. Le côté français a pris en charge tous nos frais. Alors, pour nous, les lauréats, il ne restait que de profiter de 10 jours de vacances inoubliables.

D’abord il faut faire l’accent sur le travail des organisateurs: ils nous ont bien fait parler français. 60 en somme, on était logés par 4 ou par 8, et jamais deux lauréats du même pays ou des pays voisins dans la même chambre. C’est vrai qu’on n’avait pas le même niveau de la langue. Pourtant, on arrivait bien à se comprendre.

Comme je l’ai déjà marqué, on était 60: 20 garçons et 40 filles de 32 pays européens: d’Albanie jusqu’à la Finlande et d’Islande jusqu’à la Russie.

Cependant, j’étais la plus jeune, car le concours existe pour les élèves de la terminale. Mais ce fait ne me genait guère.

On nous a divisés en 3 groupes par 20 personnes. Chaque groupe était sous la veille d’un des 3 animateurs: Claire, Cristelle ou Stéphane. On a eu des animateurs en or – jamais un seul reproche de leur part, sauf que quand on faisait de vraies bêtises.

Pendant la journée, les guides, Estelle, Evelyne et Isabelle nous accompagnaient dans nos déplacements et nous ont fait découvrir la capitale et ses environs. A notre retour au FIAP, nous retrouvions nos animateurs qui nous accompagnaient dans les sorties prévues et qui animaient nos soirées.

Pour les musées, les francais nous ont choisi les meuilleurs, parce qu’on ne pouvait pas faire tout à Paris: Versaille, la Tour Eiffel illuminée (qu’on a faite à pied, après quoi certains de nous ont eu des ampoules), le musée Carnavalet, le musée d’Orsay, le Louvre.

C’est vrais que certaines journées ont été un peu trop chargées, comme celle où on a eu la visite de l’Alliance Française de Paris, le pique-nique dans le parc de la Villette, la séance à la Géode, la visite de la Cité des Sciences et de l’Industrie, et la croisière sur la Seine à bord des Bateaux Parisiens après le dîner. Néanmoins, on s’amusait bien; en revenant dans le FIAP, on ne se couchait pas tout de suite, on restait tous ensemble à parler, à rigoler jusqu’à deux heures du matin.

Outre la visite de l’Alliance Française, on a eu encore deux visites «sérieuses»: la réception à l’Hôtel de Ville, (oû on a eu la chance de faire connaissance des ambassadeurs des pays des lauréats) et la visite guidée du Sénat.

Mais il y avaient aussi des journées amusantes: le Parc Astérix (parc d’attrac tions), le quartier de la Défense, le Hollywood français – le «Rex».

Pourtant, ce n’étaient pas les journées qui nous fatiguaient le plus, mais les soirées qu’on passait dans le FIAP, surtout celles qui ont été organisées par nos animateurs. Pendant la Soirée Vins et Fromages on a pu goûter 80 sortes de fromage et les meilleurs vins du pays. La soirée folklorique a été organisée pour que les lauréats aient la possibilité de présenter la culture de leur pays: chacun l’a fait de sa propre manière: il y a eu ceux qui ont dansé, chanté, fait de la musique avec des instruments nationaux.

Le 14 juillet a été une des journées les plus remarquables. La nuit du 13 au 14 on est allés danser dans les casernes des pompiers, qui les ouvrent une fois par an pour cette fête civile.

Le 14 juillet-même on a vu le défilé sur les Champs Elysées, après quoi on a pique-niqué au parc Monsouris avec le joueur d’orgue de Barbarie qui nous a bien amusés.

Le dernier jour a été le plus triste de tout le séjour: on s’est dit adieux et on est partis.

Actuellement, on s’écrit tous afin de bien garder contact.

Je suis vraiment heureuse d’avoir gagné ce concours. Et je voudrais remercier l’Alliance Française non seulement pour son existence et pour l’organisation de ce concours, mais aussi pour ses professeurs qualifiés, à qui je dois cette victoire: N.K. Chéviakova, E.A. Kochkina, G.M. Dragan, V.S. Rjéoutski.


Elena KOUZMINA
ê îãëàâëåíèþ Bulletin N6
Alliance Française de Saint-Pétersbourg
www.af.spb.ru 
  Saint-Pétersbourg francophone  
www.fr.spb.ru
Rambler's Top100